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Au Féminin.com racheté par Axel Springer

Lors de son lancement, Au Féminin cohabitait aux cotés de newsfam, Elle.fr, VivreFemme et consorts. Peu donnaient gagnant cette société créée par Anne-Sophie Pastel, Marc-Antoine Dubanton et Cyril Vermeulen.

Progressivement leur équipe a installé leur projet, notamment grace à une introduction en bourse en juillet 2000 leur permettant de lever 23 millions d’euros qui auront été consacrés à développer un contrat de lecture fort au travers de rubriques bien découpées afin de multiplier les pages vues, en faisant quelques acquisitions afin d’enrichir ses contenus, et en se positionnant en europe dans de nombreux pays.

Enfin AuFeminin.com a également créé son propre outil de gestion publicitaire SmartAdServer aujourd’hui utilisé par de nombreux sites dont RTL, Libe, Le Figaro, O1net, Allocine…

Une belle réussite qui vient d’être acquise en partie par l’allemand Axel Springer en rachetant les 41,4% détenus par les fondateurs, sur une valorisation de la société à 284 millions d’euros. Une OPA devrait débuter pour racheter les titres restant.

Ce rachat salue les fondateurs d’une société qui n’a pas cessé de délivrer, et risque de bousculer les acteurs média français.

Le marché de l'énergie se libéralise un peu, mais certainement pas grace à EDF.

Après le téléphone, mobile, et internet, le marché de l’énergie s’ouvre à partir du 1er juillet 2007. A cette date vous pourrez contracter librement auprès du fournisseur de votre choix pour la même électricité, mais moins cher. EDF fort de son monopole renouvelle ce que nous avons connu dans l’internet avec des offres de gros trop élevées pour que les opérateurs alternatifs puissent faire une offre attractive aux consommateurs.

directenergie.thumbnail Le marché de l'énergie se libéralise un peu, mais certainement pas grace à EDF.Direct Energie (filiale du groupe Louis-Dreyfus) élève donc le débat devant le Conseil de la concurrence afin de ramener le prix de référence pour le nucléaire est à 32 euros (prix reconnu en début d’année par François Loos, ancien ministre de l’Industrie) contre 46 euros comme le pratique l’opérateur historique aujourd’hui.

200 millions d'euros?

Quel est le montant des redevances perçues par Sorecop-Copie France, l’organisme chargé de percevoir la rémunération au titre de la copie privée?

Environ 200 millions d’euros selon Julien Dourgnon d’UFC Que Choisir dans une interview au sujet du capotage de la réunion de la commission copie privée.

Plutà´t pas mal pour une industrie dont le chiffre d’affaires annuel en 2004 a du froler le milliard d’euros.

Pour mieux connaitre la structure de l’industrie du disque, vous pouvez consulter le rapport Cocquebert (pdf) rédigé à la demande du ministère de la culture en 2004.

La France, 1er pays Européen oà’ l'on fait grève

A l’aube des mouvements syndicaux de la rentrée, petit éclairage sur notre capacité au soulèvement: la France est le 1er pays européen en nombre de jours de grève avec 1 807 250 journée non travaillées contre 525 100 en Grande Bretagne, 59 000 au Danemark et 41 000 au Portugal!! (chiffres Eurostats 2001) Le paradoxe est que notre pays est celui qui compte le plus faible nombre de syndicalistes…

12,702 milliards de déficit

j’ai beau avoir la “positive attitude” les prévisions de l’unedic pour 2005 me laissent perplexe en annoncant un déficit de 12,702 milliards pour 2005, alors que nous ne sommes qu’au 3ème mois de l’année.

Qui achète en ligne?

4% des français avait effectué un achat sur internet en 2000, ils sont désormais 23% selon une étude du CREDOC / FEVAD (pour obtenir la synthèse, cliquez ici).

Après avoir eu un profil très bobo, CSP+ urbain, leur profil a également changé: 40% d’entre eux ont un revenu mensuel net par foyer inférieur à 2300 euros, de plus en plus présent en zone rurale, et exercent des professions variées.

Crise de la presse quotidienne

Nul n’est sensé ignorer la crise de la presse quotidienne. Bon nombre de magazines, émissions de radio, ou tv ne manquent pas de souligner chaque jour les difficultés rencontrées par les principaux quotidiens français.

Ainsi, y apprenons nous que Le Monde enregistre une perte de plus de 40 millions d’euros sur les deux dernièrs exercices ou encore que le déficit du Parisien atteint les 50 millions d’euros sur les trois dernières années.

Les raisons avancées? unaniment et sans modération, l’arrivée des quotidiens gratuits distribués aux sorties du métro parisien, dans les grandes gares, ou encore à quelques endroits à fort trafic. Nous nous souviendrons des quelques réactions polémiques notamment celle de Jean Marie Colombani qui déclaraient “Ces gratuits qui alignent les dépà-aches d’agence peuvent à-atre faits sans journalistes. Ils portent en eux-mà-ames la mort du journalisme “.

Derrière ce discours unanime des médias français se cache une autre vérité, plus complexe, et peut à-atre plus génante.

Je ne reviendrai pas sur l’idée que Madame Michu lors de sa découverte de l’édition gratuite de 20 minutes, a décidé d’abandonner sa lecture de fin d’après midi de son quotidien préféré. Une étude IPSOS a démontré que deux tiers des lecteurs de 20 minutes (750 000 exemplaires) ne lisaient pas de quotidien.

Ainsi, les problèmes rencontrés par les différents quotidiens parisiens me semblent d’un tout autre ordre. Je citerai sommairement

Sur le plan financier:

  • Des coà»ts d’impression trop élevés, près de deux fois plus chers en France que dans la moyenne des autres pays européens.

  • Des coà»ts de diffusion également trop important
  • Les primes trop importantes des dirigeants, dénoncées par les syndicats de journalistes

Sur le plan de la distribution:

  • Un réseau de distribution trop faible (30 000 points de ventes en France contre 90 000 en Allemagne)

  • Pas ou peu de diffusion par porteur
  • L’abonnement peu développé

Sur le plan marketing:

  • Le prix des quotidiens en France (entre 1 et 1,20 euro) reste parmi les plus élevés dans le monde.

  • Rareté de l’innovation
  • Les initiatives hasardeuses
  • Une image de marque altérée par les différents scandales

Sur le plan éditorial:

  • Des formats peu adaptés tant sur la forme que sur le fond

  • Des responsables éditoriaux qui continuent à vivre avec des certitudes remontant à 15 ans

Pour aller plus loin: