En 2004 les dépenses TV de Coca Cola ont atteint les 2,54 Milliards de dollars et n’auraient généré que 1,21 milliards de recettes, soit 0,48 cents pour 1 dollar investi. Chez Pampers les résultats sont encore plus déplorables, puisqu’en trois ans ils sont passés de 2,87$ à ZERO…
D’oà’ viennent ces chiffres? d’une étude réalisée par la Deutsche Bank à New York, qui a passée au crible 23 marques de produits de grande consommation, ainsi que leurs investissements média sur les 3 dernières années.
Leur conclusion? le titre de l’étude, laconique, la résume parfaitement: “TV ADVERTISING DOESN’T WORK FOR MATURE PACKAGE GOODS”.
Ainsi leur constat est qu’à court terme, 18% d’entre elles génèrent un résultat positif, résultat qui s’il s’améliore sur le long terme, reste néanmoins déplorable avec seulement 45% des marques qui obtiennent un retour sur investissement positif.
Parallèlement Andrew Shore, auteur du rapport, constate que de nombreuses marques faisant la promotion de nouveaux produits, tel que Gillette avec les lames de rasoirs Mach3, ou Swiffer, enregistrent des résultats plus que positifs, avec respectivement 3,43$ et 2,05$ récoltés pour chaque dollar investi. “La publicité TV fonctionne pour ceux qui ont réellement quelque chose sur quoi communiquer” conclut il.
Si les nouvelles marques, et produits innovants ont intérà-at à développer leur image sur le petit écran, pour les autres, leurs plans medias doivent trouver un nouvel équilibre et sans aucun doute miser plus sur les nouveaux médias, notamment Internet, pour développer leurs ventes.
Enfin, de là à conclure la fin du règne de la TV auprès des annonceurs, il n’y a qu’un pas, difficile à franchir toutefois. Si effectivement la multiplication des chaines, associée à l’érosion de l’audience dilue le pouvoir de la publicité TV, le petit écran reste un media incontournable. Voilà qui devrait rassurer Patrick Lelay.
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