A propos du recrutement 2.0

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2 Comments

RMS  on September 4th, 2007

Clair, net, précis !

Jean-Marie BLANC  on October 9th, 2007

Bonjour
Je réagis bien tard, pardonnez-moi.
Sur les prĂ©dictions au sujet du recrutement 2.0, vous dĂ©crivez l’accĂ©lĂ©ration, l’adoptions des moyens actuels de communication, l’individualisation… Cela me paraĂźt Ă  la fois mĂ©riter nuances et nĂ©anmoins inĂ©luctable.
Je ne suis cependant pas absolument sĂ»r de vous suivre Ă  100%, au moins pour deux raisons: l’effet cloisonnant de la personnalisation, d’une part, l’illusion que donne le moyen de communication de modifier en profondeur les processus de recrutement d’autre part.
La personnalisation, sites de niche, flux RSS personnalisĂ©, requĂȘtage fin des opportunitĂ©s d’emploi comme des CV, etc., risque d’agir comme un cloisonnement du marchĂ©. Si je cherche un job sur un site spĂ©cialisĂ©, si je suis abonnĂ© Ă  un flux qui me renvoit infos et opportunitĂ©s “dans ma branche”, je risque d’ĂȘtre aveugle et sourd aux autres “branches”. Autrefois, je conseillais aux cadres de parcourir l’intĂ©gralitĂ© de Courrier Cadres, pour s’imprĂ©gner de ce qui se “tramait” dans leur environnement en ce moment. Une requĂȘte purement gĂ©ographique sur un site gĂ©nĂ©raliste nous permet par exemple de voir les entreprises qui bougent. A lire beaucoup de CV, on mesure comment les hasards, les rencontres, les curiositĂ©s, l’Ă©clectisme, ont construit un nombre impressionnant de parcours professionnels riches. Il y a sans doute une parade, mais c’est un risque.
Sur le concept mĂȘme de recrutement 2.0, je voudrais Ă©mettre le souhait que les choses changent VRAIMENT. Que les entreprises comprennent que le profil recherchĂ© n’est pas leur besoin, seulement la solution qu’elles ont imaginĂ© Ă  leur besoin. Pourquoi les recruteurs ont ils comme mission de ne pas s’adapter au marchĂ© alors que le reste de la boite y est tenu ? Ont conçoit des produits adaptĂ©s Ă  une population vieillissante, mais on explique d’un ton sĂ©rieux qu’on cherche un remĂšde Ă  une pyramide des Ăąges vieillissante dans l’entreprise. On se plaint de la surenchĂšre des ingĂ©nieurs, mais on boude les universitaires, les “jeunes des quartiers” etc.
J’ai peur que le modernisme des moyens dispense d’un modernisme, pourtant au moins aussi utile, des esprits.

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