Si Nathan déclare que “Bloguer est un travail et ne me faites pas croire le contraire !”, je répondrai volontairement à coté en lui disant que Blog et Emploi peuvent faire bon comme mauvais ménage. C’est ce dernier aspect qu’il me parait intéressant de développer:
Souvenez vous de ce stagiaire chez Renault qui débutait son blog ainsi, “Ce blog a pour but de vous décrire ma vie au quotidien en tant que stagiaire chez Renault. Je vous ferai vivre de l’intérieur mes petites aventures, les histoires au détour de la cafétaria et, plus sérieusement, mon boulot !”. Peu de temps après avoir décrit quelques rouages de l’entreprise de M Schweitzer, le blog a disparu du web. Nul ne sait s’il s’agit d’une initiative de son auteur, ayant pris conscience des conséquences potentielles ou si Renault a provoqué cette fermeture diligente.
La plupart des employeurs voit d’un très mauvais oeil toute expression en ligne de leurs salariés. De nombreux DRH, vous répondront que leur réserves résident principalement dans le fait que le weblogging peut rompre des règles de confidentialité, altérer l’image de marque de l’entreprise, sans que leur auteur s’en apercoive.
Ainsi l’un des premiers bloggueurs licencié pour avoir tenu un journal en ligne serait un journaliste américain d’origine chinoise, Chi-Chu Tschang. Salarié de Bloomberg, il avait été informé par sa direction qu’il ne devait pas publier “d’information sur un site Web (autre que ceux autorisés par Bloomberg) qui suggère que vous couvrez des actualités ou représentez Bloomberg de quelque manière que ce soit”
Bien entendu, d’autres webloggueurs exploitent cette tribune en toute conscience.
Mà-ame s’il s’agit sans doute d’un soap blog, Le Journal de Max est l’un de ces blogs ayant pour sujet principal l’entreprise de son auteur. Portrait de collègues au vitriol, critiques en règle au sujet des dysfonctionnements de son organisation, ou règlements de comptes avec sa hierarchie ponctuent chaque journée.
Si les conséquences peuvent à-atre dommageables pour l’entreprise citée, elles peuvent également à-atre désastreuses pour leur auteur. Mà-ame s’il maquille “un peu les dates et les prénoms, la découverte de son identité et celle de l’entreprise oà’ il travaille ne peut avoir que des conséquences désastreuses pour son avenir professionnel.” rappele le journaliste Alexandre Levy au sujet du Journal de Max, dans l’édition du 18 octobre du quotidien Le Monde
Il convient également au webloggueur de prendre garde à ses propos, qui ne manqueront pas d’à-atre lus lors d’un recrutement. Les cabinets de chasses et recruteurs effectuent de plus en plus de recherches en ligne pour mieux connaitre les candidats qu’ils rencontrent.
A lire sur le sujet:
Quelques ressources: